1870

5 septembre. Invasion des armées Allemandes. Villedommange souffrit moins de leur présence que les autres pays de la contrée. Il est juste de rappeler qu’une des principales causes de ceci fut le dévouement et la prudence des administrateurs municipaux de cette époque… et peut être un peu aussi quelque chose qui se trouve dans le vin de Villedommange et qui avait l’avantage, donné à propos,  d’adoucir la rigueur et la sévérité allemandes. Les réquisitions que dut fournir la commune pour le camp de Châlons, la bataille de Sedan, transport des troupes ennemies, convois pour le siège de Soissons se sont montées à la somme (de) 14000 francs. Le vin était de bonne qualité, 2 à 3 pièces l’arpent ; vente de 190 à 220 francs le pièce. - Variole noire et typhus, peste bovine dans les environs, mais pas et à Villedommange. (LV. f°147b.)

  Jean Baptiste LENOIR, qui était alors curé de Villedo. depuis 1868, pratique une modestie de bon aloi en écrivant ces lignes dans notre fameux Livre vert : il n’évoque que la prudence des administrateurs municipaux, mais se garde bien de mentionner qu’il l’a lui-même pratiquée… Un petit article de journal, de presque trois ans postérieur aux faits, vient nous l’apprendre :

1873 07 07 LE FIGARO

   Servir du Bouzy à Villedommange peut paraître un comble !... alors que le petit rouge de Villedo avait alors aussi quelque réputation… Mais, il faut croire que, comme le disent à peu près toutes les mentions comparatives de ces crus, il y avait tout même une préséance pour celui de Bouzy… Et, pour amadouer les Uhlans, il convenait de servir le meilleur, sans faire preuve de trop de chauvinisme de clocher…