Novembre 1947

La superficie des parcelles de vigne en Champagne,

- et les débuts de la catastrophe écologique organisée…

 

En Novembre 1947  La Champagne viticole publie un article sur la superficie moyenne des parcelles dans le vignoble champenois.

Ville-Do fait partie des communes dont les chiffres sont donnés ;

La moyenne de la superficie des parcelles y est de  7 ares 21 .

Celle de la plus grande de chaque exploitation de 13 ares 68 .

Celle de la plus petite de chaque exploitation :        3 ares 03.
Quant à celle des parcelles en Champagne, elle se situe entre 11 et 12 ares.

On imagine la belle marquèterie fine de tous ces bouyeaux… à cette époque qui est encore celle des chevaux...
Préconisant implicitement tous les désastres que notre enfance a vus se mettre en place précisément dans la décennie suivante, l’article évoque le manque de « rentabilité » de cet état des choses, déclinée en « perte de temps, perte de terrain ; manque de chemin », et, surtout inadaptation au « progrès mécanique » et la « motorisation » et parle de  « remembrement, alignement, standardisation des rangs » et de « grandes surfaces »…

On sait où a mené l’adoption de ce « progressisme » « rentabiliste » : jusqu’à ce « désert viticole » auquel s’est dégradé  le vignoble champenois dès le début des années 1970, où tout le paysage s’est réduit à « des vignes et du béton, et c’est tout ». Désastre écologique qui sévira sans résistance pendant prêt d’un demi de siècle, et ne connaît encore aujourd’hui (2015) que de bien timides essais de limitation des dégâts, avec, par exemple le ré-enherbement des vignes. Mais le plus fort reste à faire, puisque les forcenés bétonneurs (des chemins de vignes, de l’urbanistion des vignes mêmes !) sont toujours et plus que jamais au pouvoir.

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BLASON VD